14/07/2013

Le M23 déclare avoir été attaqué, ce dimanche à 14 heures, non seulement par des FDLR et Maï Maï Nyatura comme les fois précédentes, mais par les FARDC, qui tenteraient de le déloger de ses positions surplombant Goma, à Mutaho, où ine importante bataille s’est déjà produit le mois dernier.

Il dénonce par ailleurs le fait que les forces gouvernementales aient progressivement avancé depuis une quinzaine de jours, jusqu’à se retrouver à vingt mètres des lignes du M23.

Communiqué n°46 du M23

Une fois de plus, les armes parlent sur la ligne de front. Depuis 14h, l’assaut des
forces gouvernementales sur nos positions à Mutaho est en cours. Il ne s’agit pas
que de leurs alliés traditionnels, les FDLR et les Nyatura, mais des Forces Armées
de la République Démocratique du Congo qui sont en première ligne d’attaque.

Notre Mouvement condamne avec la dernière énergie cette reprise de la guerre à
l’initiative du Gouvernement congolais et rappelle l’opinion qu’en date du 9 juillet
2013 la Direction du Mouvement avait prévenu le gouvernement Kinshasa que
l’Armée Révolutionnaire Congolaise répondra avec fermeté aux prochaines
initiatives guerrières des FARDC après les actes de provocation de samedi 6 et
mardi 9 juillet 2013 contre nos positions à Kanyarucinya. A ce sujet, nos forces
armées viennent de recevoir des instructions précises : elles doivent réserver une
réponse ferme et efficace à l’adversaire de manière à décourager son initiative et à
garantir la sécurité totale des populations qui habitent nos espaces.

Il est également à rappeler nos multiples dénonciations, tant auprès du facilitateur
du dialogue de Kampala que dans les médias, de l’avancée en une quinzaine des
jours des forces gouvernementales de 1 km jusqu’à une distance de seulement 20
mètres de nos positions.

Le Mouvement du 23 Mars réitère son attachement aux pourparlers de Kampala
qu’il considère comme seule voie susceptible de résoudre les causes profondes du
conflit dans notre pays.

Fait à Bunagana, le 14 juillet 2013

Le Chef de Département de la Communication et Médias

Amani Kabasha

[Source : M23]

Mis en ligne par L’Agence d’information
 14/07/2013
 http://lagencedinformation.com/023-la-2eme-bataille-de-mutaho.html
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Three and a half months after the end of hostilities between the government and the M23, war, militia violence and ethnic cleansing are still current in North Kivu. The killing of rwandophones civilians, in Nyamaboko, and Fardc soldiers in Bukombo, by a coalition of extremist groups supported by the authorities of the province, are not mentioned in the national press or in Kinshasa’s official statements, Monusco issuing no more than a terse statement. This attitude betrays the responsibilities of power that is reluctant to get rid of hawks responsible for insecurity and ethnic hatred in the eastern region of the Democratic Republic of Congo.

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