14/07/2013

Depuis plusieurs jours, court, enfle, se répand par de multiples voix, une nouvelle figure de diabolisation du M23 : il aurait recruté des shebbabs, des intégristes musulmans de Somalie, et pour un peu deviendrait la nouvelle antenne d’Al Quaeda au cœur du Kivu.

Morceau d’anthologie, l’article de Colette Braeckman, publié sur son blog. D’après l’armée congolaise, les attaques en cours dans le Beni seraient le fait d’une alliance de Maï Maï et de l’ADF-Nalu ougandaise, nous dit-elle. Mais elle y voit néanmoins confirmation de la prédiction du gouverneur Julien Paluku : celui-ci annonçait que des Shebbabs attaqueraient.

Plus sérieusement, un rapport de l’ONU, daté du 20 juin 2013, décrit les troupes de l’ADF sans évoquer de shebbabs – mais n’en est pas moins ajouté comme éléments à charge. De toutes façons, cette présence serait confirmée par les "services d’informations burundais et ougandais" et par des "sources policières" congolaises.

Mais "d’autres sources policières", interrogées par Braeckman, "mettent également en cause le mouvement M23"… Une "preuve" ? Le chef du département jeunesse du M23, Ali Musagara, serait "de confession musulmane". Il aurait ainsi non seulement des prédispositions pour le djihad international, mais de plus des "facilités pour recruter au sein de sa communauté". Pire encore : "le président de la communauté musulmane du Nord Kivu serait proche du M23"...

La journaliste note entre parenthèses que "la communauté musulmane de Goma connaît une rapide expansion". Ainsi, contre le M23 l’antitutsisme ne suffit plus – il est vrai que la plupart de ses membres ne sont pas Tutsi –, la xénophobie anti-rwandaise marche moyennement – il s’agit manifestement d’un mouvement nationaliste congolais. Alors ils pourraient aussi bien être islamistes ?

Il ne manquait plus que cette plume à l’épouvantail parfait que la propagande dresse par touches pour tenter de justifier de cette guerre injustifiable.

L’Agence d’Information

Communiqué Officiel N°045/M23/2013

L’opinion nationale et internationale est en droit de savoir que le M23 est un Mouvement de revendication populaire qui prône un dialogue positif et constructif susceptible d’aboutir à l’avènement d’une gouvernance positive dans le pays. A ce titre, le M23 ne peut être confondu à un mouvement terroriste parce qu’il ne peut collaborer avec des groupes de ce genre ou recruter en leur sein moins encore partager leur idéologie. Notre philosophie et nos pratiques politiques n’ont aucun point d’intersection avec le terrorisme plutôt ils sont diamétralement opposés, n’en déplaise à monsieur Julien Paluku, Gouverneur du Nord-Kivu, qui voudrait voir des terroristes de Al-Shabbab ou d’Al Quaida (...) à Bunagana, le Quartier Général de notre
Mouvement.

Il est déplorable de constater que ce gouverneur, obsédé par la seule volonté de faire diversion sur son incapacité flagrante à garantir la sécurité et le bienêtre des compatriotes dont il a la responsabilité, préfère les soulever les uns contre les autres en faisant passer une partie de ses gouvernés pour des terroristes de Al-Shabbab pour le seul fait de leur appartenance religieuse.

Cette autre forme de gouvernance négative qui a motivé la création de notre Mouvement cache l’autre face de l’iceberg qui, elle, est la politique de discrimination, prélude d’un génocide en gestation. Et l’on s’étonne du visage propre de cette propagande qu’une certaine presse dite professionnelle, tenue par une journaliste de grande renommée considérée comme spécialiste de la région des grands-lacs tenterait de présenter au monde. Mais comme dans tous les génocides ou des crimes contre l’humanité dont des dirigeants se sont rendus responsables à travers le monde, les médias ont toujours joué les premiers rôles, ce cas d’espèce ne fait malheureusement pas l’exception.

Pour nous, la confession musulmane n’est à confondre avec l’islamisme qui, lui, demeure une déviation de la foi musulmane. De la même manière le terrorisme assujettit la foi de certains croyants musulmans, il transformerait les églises, les temples, les tabernacles en ses pépinières. Mais cela ne suffirait pas pour faire passer les croyants de confessions religieuses pour des terroristes. Bonne nouvelle cependant : les ténors de ce genre de pratique déviantes n’ont pas encore vu le jour dans notre pays à moins que la tentative de Monsieur Julien Paluku n’en constitue le noyau.

Le Mouvement du 23 Mars se fait l’obligation de prévenir les médias habitués à relayer les informations de propagande des acteurs politiques congolais qu’au-delà de l’éthique et de la déontologie, la notion de la liberté dans leur métier implique non seulement le devoir du professionnalisme mais également celui de la responsabilité du journaliste dans ses publications. Et qu’à ce titre il pourrait être tenu responsable de ses écrits ou ses dires lorsque ceux-ci auront conduit à des crimes des masses.

La Direction politique de notre Mouvement a toujours gardé grandement ouvertes les portes de notre espace pour des éventuelles vérifications des allégations de quel que genre que ce soit et ne compte pas faire l’exception sur les prétentions propagandistes de Monsieur Julien Paluku.

Fait à Bunagana, le 14 juillet 2013

Le Chef de Département de la Communication et Médias

Amani KABASHA

[Source : M23]

Article de Colette Braeckman :

Internationalisation ? Des shabbabs au Nord Kivu ?

Un nouveau front est-il en train de s’ouvrir dans le Nord Kivu ? La situation est de plus en plus tendue dans le territoire de Beni, proche de l’Ouganda et jeudi à l’aube, l’armée congolaise a repoussé une attaque au niveau de la localité de Komango, qui faisait suite à d’autres offensives. De l’avis des observateurs, les assaillants, lourdement armés, se sont comportés comme des combattants expérimentés. L’armée congolaise estime qu’elle se trouve en face d’une coalition rassemblant des miliciens Mai Mai (mouvements armés congolais recrutés sur une base communautaire) et des rebelles ougandais ADF-Nalu.

Ces attaques répétées expliquent la mise en garde proférée voici quelques jours par le gouverneur du Nord Kivu, Julien Paluku, qui avait dénoncé la présence du groupe terroriste Al-Shabbab aux côtés des rebelles ougandais et assuré que cette coalition préparait une attaque contre la ville de Beni. Selon lui, la situation est d’autant plus inquiétante que lors de l’attaque de la prison de Beni le 1er juillet dernier, qui avait fait quatre tués, 244 détenus avaient réussi à s’évader.

Alors qu’à Goma, des observateurs étrangers avaient négligé cette mise en garde du gouverneur, estimant que les autorités congolaises avaient tendance à dramatiser la situation dans l’espoir d’accélérer le déploiement et l’entrée en action de la Force d’intervention africaine (3000 hommes venus de Tanzanie, d’Afrique du Sud et du Malawi, toujours en train de s’installer…), l’implication de combattants islamistes est confirmée dans le dernier rapport des experts de l’ONU consacré à la situation à l’Est du Congo.

Le document, daté du 20 juin et soumis au Conseil de Sécurité, relève que l’ADF (Forces démocratiques alliées) est un mouvement rebelle ougandais opérant dans les Monts Ruwenzori, dans une zone d’accès difficile, s’étendant sur l’ouest de l’Ouganda et le « Grand Nord » du Kivu. Les forces de l’ADF comptent de 800 à 1200 combattants, elles recrutent en Ouganda mais aussi au Congo et selon les observateurs, très rares sont les rebelles qui acceptent de se rendre ou de fuir, l’organisation exerçant une forte emprise sur ses membres.

Les sources consultées par les experts onusiens assurent que Jamil Mukulu, le leader de l’ADF, a établi son quartier général en territoire congolais, au nord est de la localité d’Eringeti, dans un camp appelé Tawheed Muwaheedina (MTM) et que d’autres camps ont été récemment ouverts. ADF bénéficierait de réseaux de recrutement en Ouganda et au Burundi, qui tous ramènent les nouvelles recrues vers le Congo.

En outre, les autorités congolaises estiment qu’en 2013 seulement, 80 civils, dont des femmes et des enfants, ont été enlevés en territoire congolais, dans les environs de Oicha et de Seringeti. S’ils n’ont pas été utilisés comme porteurs, les civils enlevés ont reçu une formation militaire, les garçons y étant soumis dès l’âge de 10 ans, les filles de 15 ans.

Les sources de financement de l’ADF sont multiples : transferts d’argent en provenance de Londres, du Kenya et de l’Ouganda, contributions, volontaires ou non, des « taxis motos » opérant entre Butembo, Beni et Oicha, bénéfices tirés de l’exploitation de l’or et du bois exportés vers l’Ouganda. Les services d’information ougandais et burundais interrogés par les experts onusiens ont confirmé la collaboration entre l’ADF et les « shababs » somaliens.

Du côté congolais, des responsables de la police nous ont détaillé plusieurs indices inquiétants : dans le nord du Nord Kivu, des enfants sont enlevés dès l’âge de 6 ans et convertis à l’Islam, la présence de combattants étrangers (rwandais, soudanais, tanzaniens) a été repérée au sein des combattants rebelles et dans les camps d’entraînement certains des instructeurs seraient d’origine arabe.

Si le gouverneur du Nord Kivu accuse les rebelles ougandais d’ « importer » des « shababs », d’autres sources policières mettent également en cause le mouvement M23, dirigé par des officiers tutsis proches du Rwanda. Le chef du département « Jeunesse » du M23, Ali Musagara, de confession musulmane, aurait toutes facilités pour recruter au sein de sa communauté et le président de la communauté musulmane du Nord Kivu serait proche du M23.

Des sources militaires congolaises nous précisent également que des combattants venus du Darfour et du Sud Soudan (où le Rwanda a déployé un important contingent de Casques bleus) auraient été repérés au sein du M23 alors que le mouvement connaît en ce moment d’importants mouvements de défection et que des armes seraient venues de Somalie.

Ces différents indices traduisent une dangereuse internationalisation du conflit. En effet, les divers mouvements rebelles, que l’armée gouvernementale tente de réduire, sont désormais rejoints par des combattants étrangers ou des jeunes recrutés sur une base religieuse (la communauté musulmane de Goma connaît une rapide expansion). Et par ailleurs, le camp gouvernemental s’estime militairement renforcé par le déploiement de la Brigade d’intervention africaine et politiquement conforté par les prises de position du président tanzanien Jakaya Kikwete, qui a conseillé au Rwanda d’entamer lui aussi des négociations avec les rebelles hutus, ce qui a jeté un froid entre Kigali et Dar es Salaam…

[Source : le carnet de Colette Braeckman]

RDC : La spécialiste des dirigeants congolais amplifie la rumeur

El Memeyi Murangwa

12/07/13

Disséminer une information sans la vérifier constitue un danger pouvant causer un grand tort. Ceci conduit le plus souvent à une diffamation, concept juridique désignant le fait de tenir des propos portant atteinte à l’honneur d’une personne physique ou morale. Colette Braeckman qui passe pour être spécialiste des dirigeants congolais et non du Congo aura fait beaucoup de tort à l’ex-Congo Belge et au Ruanda-Urundi. Elle n’a pas la trempe des valeureux journalistes que furent Pierre Davister et Francis Monheim, nous déclare Ali Musagara du M23, ministre en charge de la jeunesse et des sports, cité abusivement dans le dernier billet de Colette Braeckman comme étant le facilitateur de l’arrivée imaginaire des islamistes Shabbabs dans le Nord-Kivu.
« Que dit-elle de la nomination de Tipo-Tipo par le Roi Léopold II comme premier gouverneur de la province Orientale ? » Martèle Ali Musagara qui appelle Maman Colette Braeckman à plus de retenue.

Se renseigner sur la source, c’est d’abord porter un intérêt sur la nature et le lieu originel de l’information. Ceci permet, entre autres, de mettre en évidence la véracité de l’information, sa pertinence, et l’utilité de son utilisation, Ali Musagara de poursuivre.

Chaque fois que les intérêts de la métropole sont en jeu, Colette Braeckman sort ses griffes de vieille ours pour vilipender les dirigeants de l‘ex-colonie et désinformer par son blog les masses congolaises qui ayant perdu confiance dans la presse locale se tournent nombreuses vers les pamphlets et sites internet paraissant à Bruxelles. Investigatrice de « renom », elle garde un silence énigmatique sur le tueur-collectionneur d’une dent appartenant à Patrice Emery Lumumba, premier ministre congolais ignoblement assassiné sous l’instigation de la Belgique. Si Colette Braeckman aime le Congo plus que les congolais qu’a-t-elle fait pour dénoncer ce macabre collectionneur ? Comme ce n’est pas dans l’intérêt de la Belgique et celui des vautours, la « spécialiste » du Congo garde silence.

Colette Braeckman a amplifié l’affaire dite « massacre de Lubumbashi » qui vite nait dans la presse internationale le 22 mai 1990. Sous sa signature, le journal belge Le soir de ce jour-là révèle que « plusieurs dizaines d’étudiants auraient été égorgés, tués à l’arme blanche par les troupes d’élite du régime zaïrois...Certains étudiants affirment que le Président Mobutu a assisté personnellement à l’opération depuis un hélicoptère descendu près du campus. Mais nulle confirmation n’a pu être donnée à ces témoignages... ». Dans l’édition du 15 juin 1990 du Soir, Collette Braeckman enfonce le clou : « à propos du sort réservé aux corps des victimes, les rumeurs continuent à se croiser, sinon à se contredire. »

Présentement tout ceci ne s’avère qu’être rumeurs ayant nourris Colette Braeckman à son temps.

Fin novembre 2006, le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière provoquait un raz-de-marée médiatique en publiant un rapport sur l’attentat contre le dictateur rwandais Habyarimana, attentat ayant servi de prétexte aux génocidaires à partir du 6 avril 1994. Sans maîtrise du dossier et se basant sur les dépositions des témoins (Abdul Ruzibiza et Emmanuel Ruzigana) peu fiables, Colette Braeckman dans ses articles démontrera de manière implacable la logique même de l’ordonnance Bruguière.

Dans l’interview du 11 janvier 2012, Colette Braeckman fera un revirement toute à fait spectaculaire en déclarant que le juge Bruguière n’a pas complètement fait son travail.

S’intéressera-t-elle un jour avec le même zèle à la déportation et l’assassinat en 1944 du Mwami (Roi) du Rwanda Yuhi V Musinga à Moba (ex-Baudoinville) dans le Katanga par l’administration coloniale belge, évènement à l’origine de la détérioration du climat entre les belges et les populations qui habitent la partie en tumulte qu’elle tient à arabiser par sa plume ? Voilà bien un sujet intéressant pour une spécialiste du Congo Belge Ruanda-Urundi.

Le dernier article de Colette Braeckman ressemble bien à un appel au pied fait aux Etats-Unis d’Amérique pour les impliquer d’avantage dans la mission confié à la brigade d’intervention de l’ONU, ceci pour en découdre avec le M23 sous prétexte de mettre fin à une expansion islamiste dans la région des grands-lacs. Malheureusement pour elle Oncle Sam s’informe à l’aide des drones et d’une technique de pointe.

Ne pourra croire à la présence des Shabbabs que celui qui situe la ville congolaise de Beni aux confins de Kismaayo la somalienne ! Jusqu’à preuve du contraire, le Kenya et l’Ouganda ne sont pas encore sous le joug des Shabbabs.

L’article de Braeckman ressemble aussi à un relais des mensonges que distille ce dernier temps le duo Julien Paluku-Omar Kavota nous assure au téléphone un notable de Mutwanga, localité située non loin de Beni. « Nous ne voyons aucun Shabbab dans la contrée, les somaliens se reconnaissent facilement par leurs faciès » affirme le notable qui a requis l’anonymat.

Colette Braeckman qui se veut « spécialiste » du Congo s’est toujours empressée de livrer à son audience des informations non vérifiées dont elle n’a pas la maîtrise. Ses accointances avec les dictatures successives à Kinshasa ne sont un secret pour les Kinois.

N’étant pas spécialiste du Congo de Lumumba, Colette Braeckman s’affirme comme druide des dictateurs congolais.

[Source : VirungaNews]

RD Congo : confirmation de la présence d’éléments shebabs au sein du M23

12 juil. 2013

Des habitants du Nord-Kivu rapportent que des islamistes somaliens du groupe Al Shebab ont enlevé hier neuf personnes, dont un responsable local, dans la localité de Kamango, au Nord-Kivu. Cette attaque confirme la présence d’éléments du groupe somalien, recrutés depuis plusieurs semaines au Burundi par le M23 dans le but de renforcer ses capacités d’intervention et ses techniques de guérilla en vue des prochaines offensives annoncées contre la Brigade d’intervention de la MONUSCO. Toujours selon des sources locales, citées par le média Afrik.com, les shebabs se seraient également emparés des villes de Mamundioma et Totolito, dans la région de Beni et s’apprêteraient à attaquer les localités de Mbau et d’Oïcha, au Nord-Kivu. Le gouverneur de la province, Julien Paluku, avait déjà dénoncé le 9 juillet dernier la présence « d’éléments étrangers au sein du M23 ». « Nos services sont en train de fouiller pour savoir s’il s’agit de Al Shebab ou des rebelles soudanais », avait-il alors indiqué. (Afrik.com)

[Source : ROP]

RDC : les shebabs enlèvent 9 personnes dans le nord-Kivu, dont 1 policier

VENDREDI 12 JUILLET 2013

Les rebelles somaliens shebabs ont enlevé neuf personnes, jeudi, dans la localité de Kamango-centre, territoire de Béni. C’est dans le nord-Kivu, une région de l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Plusieurs associations de la société civile, travaillant dans la zone, ont pourtant tiré la sonnette d’alarme contre leur présence dans la région, depuis plusieurs semaines.

Les rebelles islamistes somaliens shebabs ont enlevé, jeudi, neuf personnes dans le nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon nos sources, les personnes enlevées sont : un responsable de la localité, sa femme et ses enfants, le commandant de la police locale ainsi qu’un animateur de la radio communautaire de Watalinga.

Depuis plusieurs semaines, les associations de la société civile de la région tirent la sonnette d’alarme sur la présence des shebabs dans les principales villes du nord-Kivu. Selon nos sources, ces derniers ont été recrutés depuis le Burundi par les rebelles du M23 pour leur maîtrise des combats dans les grandes mégalopoles, sont déjà passés à l’action. Le M23 souhaite ainsi renforcer ses capacités en techniques de guérilla, en prévision d’une offensive éventuelle de la Brigade d’intervention ou des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Des informations confirmées par le coordinateur de la société civile du Beni, Teddy Kataliko, qui dénonce, depuis plusieurs semaines, la présence des rebelles somaliens sur le territoire congolais. De même, le commandant des FARDC dans ce secteur, le Colonel Richard Bisambaza, a également indiqué sa préoccupation, affirmant que les éléments du FARDC ont dû effectuer un « replis stratégique » face aux rebelles somaliens. Les acteurs de la société civile craignent que la région entière du Kivu, déjà très instable, plonge dans le chaos.

[Source : Afrik.com]

Mis en ligne par L’Agence d’information
 14/07/2013
 http://lagencedinformation.com/021-l-intox-des-shebbabs-du-m23.html
Sauf mention contraire, droits de reproduction et diffusion autorisés selon la licence Creative Commons Attribution BY-SA 4.0

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Scaffolded by DRC’s government, the theory of Ugandan rebels of the Allied Democratic Forces (ADF)’s liability in the massacres of the Far North is contradicted by many witnesses, observers and analysts. It most likely would be a diversion, exploited by Kabila to distract the debate on constitutional reform, and to rule out the controversy on the hunt constantly postponed against the FDLR. The sidelining of General Mundos, considered as one of the prime contractors for the massacre had been requested by the people who now see it as a confirmation of army’s involvement in the atrocities.

Mis en ligne par L’Agence d’information

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L’un des plus grands massacres de l’ère Kabila a été déguisé en conflit ethnique alors que le mobile politique ne fait pas de doute.

Le gouverneur de la province, proche du régime, est indiqué comme l’organisateur de cet acte de génocide visant la communauté Banunu.

Mis en ligne par L’Agence d’information

 31/01/2019

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Mis en ligne par L’Agence d’information

 11/07/2013