African Facts : Une initiative africaine pour une meilleure compréhension des conflits

1er/09/2025
1er/09/2025

Sur le continent africain, de nombreux conflits sont aujourd’hui mal compris en raison du manque, voire parfois de l’absence de sources d’informations indépendantes, factuelles et facilement accessibles. Cette carence informationnelle constitue à nos yeux un vide inquiétant et dangereux qui permet aux narrations fallacieuses, aux chiffres fantaisistes, aux fausses nouvelles et aux discours de haine de prospérer. C’est ce vide propice à la désinformation qu’African Facts se donne pour mission de combler.

Notre mission principale : informer

African Fact a vocation à se focaliser sur les pays où se déroulent des conflits armés, les zones où se développent des discours de haine et les régions où il existe un risque de crimes contre l’Humanité. Notre mission est de suivre ces situations de près, au jour le jour, de récolter et compiler des données, de mener des enquêtes, de vérifier et contextualiser les faits pour produire une information indépendante qui corresponde aux meilleurs standards éditoriaux et déontologiques.

Nous pensons qu’une meilleure information au service de l’intérêt général peut contribuer au dialogue, à la justice et à la résolution des conflits. Cette conviction constitue le fondement de notre initiative et oriente l’ensemble de notre action.

Une approche locale et collaborative

Dans chacune des zones géographiques que couvre African Facts, un petit nombre de personnes, professionnelles ou autodidactes, tentent déjà de réaliser un travail indépendant de veille et de documentation de ces conflits. Ces initiatives demeurent souvent isolées les unes des autres et ne disposent pas de plate-forme de diffusion. African Facts se propose de les réunir dans une même structure pour y œuvrer collectivement et collaborativement, amplifier et enrichir leur travail avec des compétences supplémentaires.

Ainsi, African Facts n’est pas une nouvelle initiative pour permettre à des « experts » de raconter ce continent à la place de ses habitants et habitantes. Il s’agit ici de rassembler des personnes issues des régions concernées pour qu’elles fabriquent une meilleure information et ainsi de contribuer à une meilleure compréhension des situations et des enjeux.

Contribuer au dialogue, enrayer les discours de haine, participer à la résolution des conflits

African Facts souhaite contribuer localement à l’accès aux droits des victimes, aux dialogues entre les communautés et à la résolution des conflits. C’est pourquoi notre organisation collabore sur le terrain avec des acteurs locaux travaillant dans ces processus et se montre attentive aux initiatives susceptibles de les faire progresser. African Facts développe en ce sens des partenariats avec des organisations non gouvernementales locales et internationales pour échanger des informations, partager des ressources et coopérer sur des projets communs.

Nous sommes également ouverts aux collaborations avec les médias locaux et internationaux pour diffuser une information la plus précise et juste possible.

African Facts souhaite également créer des outils à la disposition de tous, tant au niveau local que global. Nous planifions ainsi le développement d’une plate-forme interactive et dynamique où les utilisateurs pourront consulter les données que notre organisation récolte et les études qu’elle réalise.

Mis en ligne par L’Agence d’information
 1er/09/2025
 https://lagencedinformation.com/131-african-facts-une-initiative.html
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La Nuit rwandaise 11 - Volume 1 | La Nuit rwandaise 11 - Volume 2

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— Patrick Muyaya

Mis en ligne par L’Agence d’information

 21/02/2023

Le M23 renforce ses positions autour de Goma

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Les combats engagés hier ont repris ce lundi matin pour se prolonger jusqu’à 17 heures. Il résulte de l’analyse des informations contradictoires parvenues sur le bilan de ces combats que le M23 aurait efficacement maintenu ses positions, en dépit de la vigueur de l’offensive des FARDC qui auraient été renforcées d’éléments tanzaniens de la brigade offensive de la Monusco.

The fighting that was engaged yesterday between FARDC and M23 has resumed this monday morning, until 5pm. After analysing the contradictory informations received about this fight, it appears that M23 has efficiently kept his positions, despite the vigourous attack of the FARDC that could have been reinforced by tanzaniens forces from the offensive brigade of Monusco.

Mis en ligne par L’Agence d’information

 15/07/2013

L’intox des shebbabs du M23

 Depuis plusieurs jours, court, enfle, se répand par de multiples voix, une nouvelle figure de diabolisation du M23 : il aurait recruté des shebbabs, des (...)

Depuis plusieurs jours, court, enfle, se répand par de multiples voix, une nouvelle figure de diabolisation du M23 : il aurait recruté des shebbabs, des intégristes musulmans de Somalie, et pour un peu deviendrait la nouvelle antenne d’Al Quaeda au cœur du Kivu.

Morceau d’anthologie, l’article de Colette Braeckman, publié sur son blog. D’après l’armée congolaise, les attaques en cours dans le Beni seraient le fait d’une alliance de Maï Maï et de l’ADF-Nalu ougandaise, nous dit-elle. Mais elle y voit néanmoins confirmation de la prédiction du gouverneur Julien Paluku : celui-ci annonçait que des Shebbabs attaqueraient.

Plus sérieusement, un rapport de l’ONU, daté du 20 juin 2013, décrit les troupes de l’ADF sans évoquer de shebbabs – mais n’en est pas moins ajouté comme éléments à charge. De toutes façons, cette présence serait confirmée par les "services d’informations burundais et ougandais" et par des "sources policières" congolaises.

Mais "d’autres sources policières", interrogées par Braeckman, "mettent également en cause le mouvement M23"… Une "preuve" ? Le chef du département jeunesse du M23, Ali Musagara, serait "de confession musulmane". Il aurait ainsi non seulement des prédispositions pour le djihad international, mais de plus des "facilités pour recruter au sein de sa communauté". Pire encore : "le président de la communauté musulmane du Nord Kivu serait proche du M23"...

La journaliste note entre parenthèses que "la communauté musulmane de Goma connaît une rapide expansion". Ainsi, contre le M23 l’antitutsisme ne suffit plus – il est vrai que la plupart de ses membres ne sont pas Tutsi –, la xénophobie anti-rwandaise marche moyennement – il s’agit manifestement d’un mouvement nationaliste congolais. Alors ils pourraient aussi bien être islamistes ?

Il ne manquait plus que cette plume à l’épouvantail parfait que la propagande dresse par touches pour tenter de justifier de cette guerre injustifiable.

L’Agence d’Information

Mis en ligne par L’Agence d’information

 14/07/2013