11/09/2019

Libérez Maurice Kamto !
La Françafrique ça suffit !
Vive le Cameroun libre !

On connaît mal le Cameroun. Son Président-dictateur, Paul Biya, s’y est fait réélire en 2018 pour la huitième fois, avec plus de 70 % des voix. Des « spécialistes » de la DGSE auront-ils encore une fois facilité qu’on se moque de la volonté populaire, en trafiquant la centralisation électronique des résultats électoraux et en les réinterprétant, de manière à accorder au dictateur ce score ubuesque ?

Nul besoin d’un institut de sondage pour savoir qu’après un demi-siècle de mauvaise gouvernance, à base de pillage néo-colonial et d’enrichissement fabuleux du chef de l’État et de sa famille, classée parmi les plus riches du monde, après un demi-siècle de déni de démocratie et de terreur trop souvent déchaînée, plus personne ne vote pour Biya. Certainement pas, en tout cas, les 70 % déclarés par les résultats électoraux officiels, entachés de tant d’irrégularités qu’on peine à les dénombrer.

On ne connaissait pas Maurice Kamto, mais il aura été le principal candidat d’opposition à ces dernières élections, et l’affluence extraordinaire à ses meetings de campagne aura incité d’autres candidats à se retirer en dernière minute pour reporter leurs voix sur Kamto. Toujours sans institut de sondage, il est vraisemblable que le vote pour ce candidat qui a réussi à rassembler l’opposition ait été en fait très au-delà des 14 % accordés par le comptage officiel. Qui aura eu le plus de voix, du vieux dictateur archi-usé ou du nouveau leader de l’opposition, à la fois charismatique et rassurant, populaire en diable et soulevant l’enthousiasme ?

Kamto aurait osé protester contre ce qu’il a qualifié de « hold up électoral ». Aussitôt Biya l’arrête, avec quelques centaines de ses partisans, parmi lesquels nombre de figures de l’opposition, et défère tout ce beau monde devant un tribunal militaire, lequel se distingue pour appliquer condamnations « à vie ou à mort ». Les analystes prévoient que, dans sa grande clémence, le tribunal de Biya pourrait se contenter de peines de perpétuité…

Le Cameroun est une dictature sous protectorat élyséen depuis son indépendance. Il est temps de tourner la page. Et que Maurice Kamto et ses amis soient libérés sans délai.

Comité pour la libération immédiate de Maurice Kamto et de ses amis

Arrestation de Maurice Kamto
Le 28 janvier 2019, Maurice Kamto, dont le parti avait appelé à des marches non violentes dites "marches blanches" contre la réélection de Paul Biya, est arrêté par les autorités du Cameroun à Douala en compagnie de plusieurs cadres, sympathisants du MRC, journalistes et membres de sa famille au domicile d’Albert Dzongang. Ils sont conduits au GSO (Groupement spécial des opérations) – une unité d’élite de la police –, à Yaoundé.

Maurice Kamto et 145 autres partisans du MRC sont accusés de huit chefs d’inculpation, dont « incitation à l’insurrection », et transférés 14 jours plus tard à la prison centrale de Kondengui.

Illustration : Maurice Kamto after the 2018 Cameroon’s Presidential Election

Mis en ligne par L’Agence d’information
 11/09/2019
 https://lagencedinformation.com/125-liberez-maurice-kamto.html
Sauf mention contraire, droits de reproduction et diffusion autorisés selon la licence Creative Commons Attribution BY-SA 4.0

La Nuit rwandaise 11 - Volume 1 | La Nuit rwandaise 11 - Volume 2

LE TARTUFFE OU L’IMPOSTEUR / ARCHIVES & TÉMOIGNAGES / LES FAITS SONT TÊTUS / DOCUMENTS / NEGATIONNISME ET EGLISE / RWANDA, DEMAIN / LA NUIT BURUNDAISE / LA NUIT CONGOLAISE / DOCUMENTS / DOSSIER DGR / RWANDA, ILS ECRIVENT / REMERCIEMENTS


 En savoir plus

Voir aussi

Vers la guerre totale ?

 Les rafles de Goma sous les yeux de la MONUSCO dévoilent la convergence de forces locales, régionales et internationales autour de la solution militaire de (...)

Les rafles de Goma sous les yeux de la MONUSCO dévoilent la convergence de forces locales, régionales et internationales autour de la solution militaire de la crise dans l’Est de la RDC. Mobilisée par une idéologie raciale et par des intérêts obscurs, cette coalition vise le pouvoir de Kigali au risque d’une conflagration générale et d’une véritable épuration ethnique dans les Grands Lacs.

The round-ups in Goma which are proceeding in plain sight of MONUSCO reveal a convergence of local, sub-regional and international interests behind a military solution to the crisis in eastern DRC. Mobilized by a racial ideology and by unavowed objectives, this coalition is aimed at the government in Kigali, at the risk of a widespread conflagration and true ethnic cleansing in the Great Lakes.

Mis en ligne par L’Agence d’information

 16/06/2013

Fin de partie en RDC ?

 Où l’on signale l’importance de l’accord signé entre les USA et l’Angola, le 17 mai 2017, pour le vingtième anniversaire du renversement de Mobutu. Que Luanda ait (...)

Où l’on signale l’importance de l’accord signé entre les USA et l’Angola, le 17 mai 2017, pour le vingtième anniversaire du renversement de Mobutu. Que Luanda ait aussitôt massé ses troupes à la frontière de la RDC semble confirmer que cet accord, dans lequel Washington invite l’Angola à faire le gendarme de la région, pourrait bien être suivi d’effet. Si c’était le cas, c’est l’ensemble de l’ordre françafricain, avec sa guerre révolutionnaire et ses pseudos "forces de maintien de la paix de l’Onu", qui pourrait s’effondrer comme un château de cartes...

Mis en ligne par L’Agence d’information

 1er/06/2017

Que se passe-t-il au Kivu ?

 Le texte ci-dessous est un appel. Contre une politique criminelle mise en œuvre sous nos yeux et sous couvert des meilleures intentions et d’un épais manteau (...)

Le texte ci-dessous est un appel. Contre une politique criminelle mise en œuvre sous nos yeux et sous couvert des meilleures intentions et d’un épais manteau de désinformation.

The text below is an appeal. Against a criminal policy which is being carried out before our eyes, but behind a thick veil of pious intentions and disinformation.

Il testo che segue è un appello. Contro una implementazione politica criminale davanti ai nostri occhi e sotto l’apparenza di buoni propositi e una spessa coltre di disinformazione.

Mis en ligne par L’Agence d’information

 7/04/2013