14/06/2013

Ethnic cleansing is still unfolding in Goma and eastern Congo. The local Tutsi, named banyamulenge, are whipped out of the national congolese army (FARDC), as the arrest of men and women "looking as Tutsi" keep going on, under the eyes of Monusco.

Le nettoyage ethnique se poursuit à Goma et dans l’est-Congo. Les banyamulenge, Tutsi autochtones, sont mis à l’écart des forces armées congolaises (FARDC), et les arrestation d’hommes et de femmes "à l’apparence Tutsi" se poursuivent, sous les yeux des soldats de la Monusco.

Notre correspondant à Gisenyi – ville rwandaise jumelée à Goma, dont elle n’est séparée que par la frontière –, interrogé sur les rafles de Tutsi à Goma, répond « sûr que ça continue, ça ne fait que commencer ».

Quant aux troupes de la brigade offensive onusienne, « elles se positionnent sur le terrain », « plus en position offensive que défensive ».

Les rafles se font devant les Tanzaniens et la MONUSCO que commande certains officiers français qui ne bronchent pas.

Une bonne nouvelle néanmoins dans ce tableau cauchemardesque : Mamie Bivegeti dont nous annoncions hier l’arrestation, n’a pas été embarquée pour Kinshasa, et a été libérée hier en fin de journée.

D’autre part, on apprend que des officiers banyamulenge des FARDC, les forces armées congolaises, auraient été rassemblés sous prétexte d’entraînement et embarqués pour une destination inconnue. Les banyamulenge sont les rwandophones établis depuis des siècles dans l’est-Congo. Leur épuration de l’armée serait une indication de plus de ce qu’on soit entré de plein pied dans un processus authentiquement génocidaire.

A Goma, il est confirmé que des arrestations d’hommes et de femmes s’opèrent dans la rue quotidiennement, en plus des arrestations à domicile.

[Source : l’Agence d’Information – dépêche n°3]

Mis en ligne par L’Agence d’information
 14/06/2013
 https://lagencedinformation.com/005-les-rafles-de-tutsi-continuent-a.html
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Three and a half months after the end of hostilities between the government and the M23, war, militia violence and ethnic cleansing are still current in North Kivu. The killing of rwandophones civilians, in Nyamaboko, and Fardc soldiers in Bukombo, by a coalition of extremist groups supported by the authorities of the province, are not mentioned in the national press or in Kinshasa’s official statements, Monusco issuing no more than a terse statement. This attitude betrays the responsibilities of power that is reluctant to get rid of hawks responsible for insecurity and ethnic hatred in the eastern region of the Democratic Republic of Congo.

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