7/09/2013

Depuis un an, les États membres de la CIRGL, appuyés par la majorité des pays de l’East African Community, s’opposent à la solution militaire voulue par la France, Kinshasa et le Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (DPKO). Un défi gagné, si l’on considère les conclusions des dernières assises de Kampala, d’autant plus importantes face aux risques d’une confrontation générale entre les États de la région.

Over the past year, the ICGLR member states, supported by the majority of countries in the East African Community, oppose the military solution aimed by France, Kinshasa and the Department of Peacekeeping Operations of the UN (DPKO). A successful challenge, considering the decisions taken by the last summit held in Kampala, specially important regarding the risks of a global confrontation between the states of the region.

07 / 09 / 2013

Convoqué en urgence par le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni suite aux derniers combats au Kivu entre la rébellion du M23 et la coalition soutenant Kinshasa, le septième Sommet des chefs d’Etat de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL) a ordonné, jeudi 5 septembre 2013, le retour « dans les trois jours » des belligérants aux pourparlers de Kampala. Le dialogue, lit-on dans le communiqué final rédigé le 5 et diffusé le lendemain, « ne doit pas excéder le durée maximale de 14 jours pendant lesquels un maximum de retenue doit être exercée (par les parties) sur le terrain pour permettre aux discussion d’aboutir ».

En s’écartant des déclarations de Mme Mary Robinson, envoyée spéciale du Secrétaire générale de l’ONU dans les Grands Lacs, qui avait demandé au mouvement rebelle de « déposer les armes », le sommet de Kampala se limite à enjoindre au M23 de « cesser toute activité militaire ». Les accusations onusiennes d’un soutien apporté aux insurgés par le Rwanda ne sont pas non plus mentionnées dans le texte qui, dans ses deux premiers points, condamne « avec vigueur » les bombardements de la ville congolaise de Goma et des villages situés dans le district de Rubavu, en territoire rwandais.

Il mandate également le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE) —créé pour détecter tout « mouvement » transfrontalier et dont tous les Etats de la région font partie — de mener une enquête rapide afin de repérer l’origine des tirs.

Rappelons que, pour permettre le déroulement de cette enquête, à laquelle le gouvernement de Kinshasa s’était en principe opposé, le M23, en date 30 août, avait accepté de reculer de 5 kilomètres de la ligne de front, selon la demande qui lui avait été adressée par Martin Kobler, patron de la mission de l’ONU en RDC (Monusco).

Par ailleurs, un officiel du ministère ougandais des Affaires étrangères, l’ambassadeur James Mugume a confirmé que le brigadier général Muhesi demeure le commandant du MVCE. Le général avait été déclaré persona non grata par le gouvernement de Kinshasa le 15 juillet. Peu avant cette date, le MCVE avait établi que d’autres tirs de roquettes en territoire rwandais provenaient des positions tenues par l’armée régulière (FARDC).

Figure de proue de la diplomatie africaine dans la recherche d’une solution à la crise congolaise et hôte du Sommet, le président Museveni déclarait le jeudi 5, en clôture des travaux : « Bien que l’attention des média soit concentrée sur Goma (autour de laquelle se sont déroulés les combats entre la coalition des FARDC et la rébellion), il y a d’autres zone infestées par des groupes armés aussi bien congolais qu’étrangers. »

Le 28 mars 2013, la résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’ONU avait autorisé le déploiement d’une Brigade offensive (BI) au sein de la Monusco pour combattre les groupes armés et les forces négatives agissants dans l’Est de la RDC. Depuis son entrée en fonction fin août, la BI avait attaqué — en soutien de la coalition des FARDC — les positions du M23, le seul parmi les groupes armés qui s’oppose au gouvernement de Kinshasa.

L’agence d’information

Mis en ligne par L’Agence d’information
 7/09/2013
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Échafaudée par le pouvoir, la thèse de la responsabilité des rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques (ADF) dans les massacres du Grand Nord est démentie par un grand nombre de témoins, observateurs et analystes. Il s’agirait plus probablement d’une diversion, instrumentalisée par Kabila pour détourner l’attention du débat sur la réforme constitutionnelle, et permettant d’écarter les controverses sur la traque sans cesse reportée contre les FDLR. La mise à l’écart du général Mundos, considéré comme un des maîtres d’œuvre du massacre, avait été demandée par la population qui voit maintenant cette sanction comme une confirmation de l’implication de l’armée dans les atrocités.

Scaffolded by DRC’s government, the theory of Ugandan rebels of the Allied Democratic Forces (ADF)’s liability in the massacres of the Far North is contradicted by many witnesses, observers and analysts. It most likely would be a diversion, exploited by Kabila to distract the debate on constitutional reform, and to rule out the controversy on the hunt constantly postponed against the FDLR. The sidelining of General Mundos, considered as one of the prime contractors for the massacre had been requested by the people who now see it as a confirmation of army’s involvement in the atrocities.

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 2/11/2014

Les rafles de Tutsi continuent à Goma

 Ethnic cleansing is still unfolding in Goma and eastern Congo. The local Tutsi, named banyamulenge, are whipped out of the national congolese army (FARDC), (...)

Ethnic cleansing is still unfolding in Goma and eastern Congo. The local Tutsi, named banyamulenge, are whipped out of the national congolese army (FARDC), as the arrest of men and women "looking as Tutsi" keep going on, under the eyes of Monusco.

Le nettoyage ethnique se poursuit à Goma et dans l’est-Congo. Les banyamulenge, Tutsi autochtones, sont mis à l’écart des forces armées congolaises (FARDC), et les arrestation d’hommes et de femmes "à l’apparence Tutsi" se poursuivent, sous les yeux des soldats de la Monusco.

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 14/06/2013

Après Nairobi, Kinshasa reste constant dans son intolérance

 Après une nouvelle offensive des rebelles ougandais dans l’Est du pays, qui a encore une fois mis en évidence l’incapacité de se battre de la part de l’armée (...)

Après une nouvelle offensive des rebelles ougandais dans l’Est du pays, qui a encore une fois mis en évidence l’incapacité de se battre de la part de l’armée régulière des FARDC, le gouvernement congolais recourt à l’intox et accuse le M23, avec lequel il vient pourtant de signer les protocoles de Nairobi. Une mauvaise manière d’entamer le processus de paix.

After a new offensive of the Ugandan rebels in the east of the country, which once again highlighted the incapacity to fight on behalf of the regular army of the FARDC, the Congolese government resorts to disinformation and accuses M23, with which it has nevertheless just signed the protocols of Nairobi. A bad way of beginning the peace process.

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 28/12/2013